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Language:
Français
Stats:
Published:
2024-07-13
Words:
763
Chapters:
1/1
Hits:
18

Etreinte Pervertie

Summary:

Post-2x07. Les réflexions et observations dérangeantes de Scott concernant le lien qui unit Meredith à son fils.

Notes:

Pairing: Scott Guber/Meredith Peters et Meredith Peters/Jeremy Peters.

Disclaimer: les persos ne sont pas à moi.

Note: mini fic d’introspection qui m’est venue en revoyant ‘Boston Public’ et à quel point les scénaristes jouent sur l’ambigüité de la relation entre Meredith et Jeremy (mère et fils).

Note 2: se déroule après l’enterrement de la main de Meredith. (Post-2x07).

Work Text:

Etreinte Pervertie.

XXXXX

 

Scott observait Meredith et Jeremy être proche.

A nouveau.

Jeremy était bien, semblait épanoui depuis qu’il était parti à l’université. Tout paraissait être redevenu normal, chacun avait récupéré son rôle. Celui d’un enfant et de sa mère.

Mais…

Il voyait des choses, des choses qui n’avaient pas leur place dans une étreinte entre une mère et son fils.

Et pourtant…

 

Meredith ‘caressa’ le dos de son fils de son crochet, ce qui provoqua un frisson chez le jeune homme, et par ricochet, chez Scott.

Il ne savait que trop bien ce que le glissement de l’objet métallique pouvait provoquer comme réaction.

C’était… déroutant, embarrassant, curieusement sensuel et diaboliquement effrayant.

 

Il scruta avec plus d’attention le visage de Jeremy, le jeune homme affichait un sourire en coin.

C’était ce qu’il craignait.

Le fils y trouvait une sorte de… réconfort.

Il ne pouvait, ni ne voulait, imaginer un autre terme.

 

Jeremy ferma les yeux pendant qu’il inspirait profondément, humant avec délectation l’odeur de sa mère sans doute.

Il avait sa main refermée sur celle de Meredith, le pouce caressant sa peau.

 

Scott ne put réprimer un nouveau frisson, provoqué par l’intimité et la portée significative d’un tel geste.

La main valide de Meredith touchait, répondait aux caresses de celle de son fils.

Cette main, ces doigts qui avaient déjà glissé sur la peau du jeune homme, qui s’étaient insinués, qui avaient pénétré au plus profond de lui, de son propre aveu.

Scott n’était pas sûr de savoir combien de fois cela avait pu se produire. Il n’était pas sûr d’avoir réellement envie de le savoir.

Ou plutôt si, il était sûr de ne  *jamais*  vouloir savoir avec certitude.

 

Il ferma les yeux pour les rouvrir quasi instantanément.

Une vision des plus perverses, sournoises et dérangeantes l’avait alarmé.

Les doigts de Meredith se refermant sur un sexe durci par la passion. Une verge dressée, délicate mais conquérante.

Et sa main, fine, précise, plus jeune que celle d’aujourd’hui, mais ô combien audacieuse et décidée.

Décidée à ce que ce jeune sexe décharge tout.

 

Il reporta son regard troublé sur l’étreinte qui continuait toujours en face de lui.

C’était perturbant de constater à quel point cette étreinte ci ressemblait à celle, plus classique, d’un couple.

Ils semblaient tous deux être dans une sorte de bulle intemporelle, personnelle et intime.

Et lui… lui se sentait étranger à tout ça. Comme un voyeur indiscret et indésirable.

 

Il senti une pointe de jalousie mêlée d’agacement en les regardant.

C’était irrationnel mais c’était bien là.

Aucun homme ne devrait avoir à être en compétition avec le fils de la femme qu’il courtisait.

Mais c’était le cas. Pour lui, il savait que c’était une réalité.

 

Jeremy eu l’audace de poser un délicat baiser dans le cou de sa mère, et de lui effleurer le sein.

Ce sein, que Meredith elle-même avait dit lui avoir donné pendant des années. Bien après l’âge requis pour l’allaitement.

Elle en avait même retiré du plaisir.

 

A observer le sourire qu’arborait Jeremy, ca avait été un plaisir partagé.

Pendant tout ce temps.

Peut-être même que cela continuait encore.

 

Cette situation allait le rendre fou. Complètement fou.

Mais il ne pouvait rien dire, ne se voyant pas assez légitime pour émettre une quelconque opinion.

C’était entre eux. Et cela le resterait.

 

-Tes cookies sont les meilleurs maman…

Jeremy daigna enfin se libérer de l’étreinte maternelle.

Elle lui sourit doucement.

 

-Je sais qu’ils sont ton point faible…

-C’est toi mon point faible tu sais…

 

Oh oui, ça il n’y avait aucun doute.

 

Le jeune étudiant pris un cookie avant d’embrasser sa mère sur la joue et de lancer d’un ton jovial.

-Je sors ce soir ! Ne m’attendez pas et ne faites pas de bêtises !

Il eût l’impertinence de leur faire un clin d’œil appuyé.

Meredith le regarda partir, les yeux doux et le sourire rêveur.

-Il va mieux.

 

*Mieux*  n’était pas ce qui décrirait l’état psychologique de Jeremy Peters selon Scott mais soit…

 

-Oui, je suis content que…

-Il me manque vous savez Scott.

Oui, ça il le savait.

Il ne savait pas ce que ça voulait dire pour eux, mais il savait qu’il devait regarder une certaine vérité en face.

-Oui je sais Meredith. Je sais.

Elle lui offrit un sourire radieux, toujours dans sa bulle, ne pouvant se douter que Scott était arrivé à une conclusion, bien moins heureuse pour eux deux.

-Bien, voyons ce que je nous fais à diner ce soir !

Il sourit légèrement, et décida de lui laisser au moins cette dernière parfaite soirée avant d’inéluctablement faire vaciller cette perfection factice.

 

XXXXX