Chapter Text
Les autres fées avaient raison. Essayer de conduire un enfant dans le plan terrestre est une mission trop périlleuse, doublé d’une irresponsabilité. Une fois sortis du lac, Vivianne ne peut plus toucher Lancelot et le petit garçon est curieux de tout. Il suit les oiseaux et veut cueillir des fleurs et des mûres. Il à beaucoup de volonté et refuse de l’écouter jusqu’à ce que sa curiosité soit assouvie. Tant et si bien qu’il manque de se noyer en buvant dans une rivière. Il aurait été plus judicieux de juste le laisser dans la château de son père, comme on lui avait commandé, elle pouvait y apparaître depuis le lac puisqu’on l’avait invitée.
Depuis deux ans déjà, la Dame du Lac était sa nourrice, le petit garçon était très attaché a elle et maintenant, du jour au lendemain, il faudrait qu’elle l’oublie. Lancelot est intelligent et difficile, il est orphelin et abandonné aussi des Dieux. Elle ne pouvait pas se résoudre à l’abandonner si froidement. Dans le château de son père il serait respectée et éduque avec attention mais il méritait au moins quelqu’un qui aurait la patience de lui raconter les histoires de chevaliers et animaux qu’il aimait.
Le seigneur Bohort avait donne sa parole qu’il serait au rendez-vous et elle espérait qu’il ai honneur de chevalier parce qu’elle n’avait pas fait grande impression. Elle lui était apparu dans son jardin et le roi avait dit ne pas pouvoir aller jusqu’à son lac, il a accepté seulement une rencontre dans une clairière proche. Vivianne, invisible avait observé la famille, les enfants semblaient heureux et si le Roi de Gaunes était dur avec les valets il prit un moment sont plus jeune dans les bras un enfant blond. Le cadre paraissant favorable. La famille n’est pas toujours tendre comme elle l’avait vu avec son nouveau protégé, le bâtard Pendragon.
Quand elle lui apparut, son regard redevint dur. Il ordonna a sa famille et valets de le laisser.
- Ne m’entretenez pas pucelle. – il lui avait dit - Je le vois que vous appartenez au Bon Peuple mais dans ma maisonnée nous prions que le Fils de Dieu. N’essayez pas de me confondre.
Il y avait de plus en plus de gens comme ça dans le continent, assez celte pour ne pas prononcer le nom des fées, l’appeler « pucelle » et « bon peuple » mais croyant au Dieu unique assez intensément pour ne plus avoir peur d’elle et la considérait comme quelque chose un vaguement folklorique. Il avait promis de venir chercher « un bien précieux de feu son frère le roi Ban. »
Vivianne soupire, soulagé quand elle voit l’homme avec deux valets approcher à cheval. Si le roi de Gaunes ne venait pas, elle n’avait vraiment d’autre idée. Habituée à suivre le dessein des Dieux, elle est plutôt perdue dans ces missions autonomes.
L’homme approcha sans la regarder presque, les yeux fixés dans le petit.
Lancelot se tourna vers lui, il avait peur mais lui fit face, relevant son petit menton. Comme sa nourrice lui avait appris, il sortir le couteau de la poche de sa cape. Lourd et froid dans sa petite main et le tend à l’homme qui serre les dents en le recevant.
- C’est donc les bonnes-dames qui vous gardaient, mon neveu. - La voix du roi tremble un peu.
La Dame du Lac déteste les adieux et profite du mouvement de surprise du petit quand on lui touche les cheveux pour disparaître. Quand Lancelot se retourne pour montrer qu’il a bien fait, juste comme on lui avait appris, sa nourrice n’est plus là.
***
Lionel à l’age de huit ans sait bien qu’il peut se la couler douce. Quand ils ont des leçon, père est trop occupé à s’extasier devant son cousin et gronder son grand frère pour se souvenir de lui. Puis, quel intérêt de faire des efforts pour monter à cheval et viser juste avec l’arc? Son cousin le fait déjà si bien. Il pourra clairement les défendre des malfrats. Lionel préféré manger des prunes que descendre l’aider tailler des flèches.
- Si vous êtes en forêt, qui va chasser pour vous ?
- Vous, non ?
- Et si je suis pas là ? Que feriez vous ?
- Pourquoi, vous avez prévu d’aller quelque part ?
Son cousin sourit sans lever les yeux des flèches qu’il taille avec soin. Lancelot part des fois, en forêt, son père se fait du soucis mais il accepte « n’allez pas trop loin où on pourrait vous pas revenir ». Mais il le laissait aller avec résignation. Lionel, on va le gronder et il va sûrement finir dans les étables, mais Lancelot ne dira pas tout de suite. Il aime bien les avoir entre les pattes. Surtout Bohort, mais là il est allée chercher un goûter.
Son frère et son cousin son toujours ensemble et si normalement Lancelot, un grand adolescent blond mène un peu la danse il suffit que Bohort insiste un peu pour que son cousin cède. Lionel tire bien son épingle du jeu, il sait menacer son ainée de le mordre ou de lécher ses brioches puis faire appel aux principes de Lancelot pour éviter de se faire pourrir vu qu’il est plus jeune et faible.
On ne dirait pas, mais Lancelot qui joue avec les enfants plus grand aux batailles et gagne, et qui sait se promener seul en forêt mal se retrouve aussi souvent avec des couronnes de fleurs dans la tête et accepte de porter des toges faites spécialement pour l’occasion pour jouer aux romans avec Bohort.
Le jeu préféré de son cousin est Le Chevalier Blanc. Ça vient d’une comptine que Lancelot savait mais avec le temps il est devenu plus compliqué. Maintenant, c’est Bohort qui doit se dévouer pour devenir une sorte de conteur, il invente l’histoire du Chevalier Blanc, qui vit des aventures qui avancent selon les décisions de son Lancelot. Bohort est fort parce qu’il fait des histories dramatiques le Chevalier Blanc meurt ou affronte des dilemmes tragiques et des fois il raconte des histoires si farfelues que même Lancelot en rit.
- Non, on ne peut pas parlementer avec le dragon, Bohort !
- Je vous signale que c’est mon histoire et le dragon à été maudit par le Mercure lui même et pour le terrasser il faut réciter un poème en honneur du printemps.
- Pourquoi spécialement le printemps ?
- Mais ! Parce que le printemps est un temps sacré pour les créatures et si votre Chevalier, est pas trop con il ne part pas affronter le dragon en plein hiver. Et puis c’est moi le conteur, et vous récitez ou il vous crame.
Lancelot lève ces yeux aux ciel, mais comme toujours, il s’y plie.
***
Depuis deux semaines, Bohort boude. Ce n’est pas dans les habitudes de son cousin mais Lancelot connaît la raison de la colère. Ça l’attriste, mais il comprends.
C’était la fin de l’hiver, Lancelot revenait de chasse avec son oncle après avoir donné le coup de grâce à un cerf. Au lieu de le féliciter, son oncle est resté silencieux pendant tout l’abbatage. Lancelot se tut cherchant ce qu’il avait pu faire de mal.
Ils traversaient en silence une forêt épaisse quand les serviteurs restèrent un peu en arrière, son oncle se racla la gorge, comme quand il le fait pour préparer un discours.
- Mon neveu, je n’ai plus rien à vous enseigner. Votre talent dépasse les murs de ma demeure. Et comme votre désir est d’être chevalier, nous vous enverrons faire vos classes en Armorique avec la fleur de la chevalerie du continent.
À leur retour, son oncle l’avait annoncé devant la famille. Les valets avaient applaudi, sa tante l’avaient étreint. Son oncle lui à même laissé voir son épée de jeunesse et lui à dit qu’il serait fier de la lui donner un jour. Il attendait que son cousin affiche le petit sourire un peu attendri qu’il il veut le soutenir. Mais cette fois il ne sourit pas et rentra dans la maison sans un mot. Depuis, il boude.
Quand il veut, Bohort est incroyablement têtu, et il ne parle a Lancelot ni dans les repas, ni dans les classes qu’ils partagent, ni la nuit il se couche dans un silence obstinée. Lancelot est désolée mais au fil des jours il commence à un peu avoir marre. C’est comme même pas sa faute s’il est meilleur dans les exercices de guerre. C’est normal que son oncle le reconnaisse. C’est juste. Il pourrait être content de sa gloire.
Ça l’agace un soir, deux semaine exactement l’annonce exactement, le fils de Ban décide de mettre fin a cette situation. Il à prépare un discours et ferme la porte dans la chambre que les trois enfants partagent,
Bohort le regarde faire, en faisant la moue, il est en train de coudre quelque chose, une espèce de cape avec ces toiles rayées, colorées et chères comme il les aime. Lionel en sentant la tension fait semblant de s’endormir.
- Bohort. - Il appelle fort, décidé.
Son cousin lève les yeux vers lui.
- Mon cousin.- Il répond, l’air triste. Il repousse ces affaires de couture. Le regarde dans les yeux par première fois depuis quelques semaines.
Soudain il ne veut pas se disputer avec son cousin ce soir. Bohort et Lionel ne sont pas des guerriers, mais ils sont plein d’esprit. Bohort est son meilleur ami, le seul avec qui il peut tenir une conversation sur ces idées de chevalerie, sur ses souvenir de forêt lointaines. C’est le seul à qui il a confié qu’il se souvient des bribes de magie. Et il vrai que son oncle exagère parfois, surtout quand il compare ces enfants à lui, Lancelot se sent fier mais aussi désolée pour ces cousins.
Il se rappelle de ces cours et décide de se montrer magnanime. Digne quand on a été injuste avec lui. Il prendre une longue aspiration.
- Mon cousin, je sais que vous être mécontent et vous m’en trouvez désolée même si ce n’est de ma faute entièrement, mon oncle était sûrement transi par l’émotion pour me proposer l’épée qui vous revient de droit.
Lionel ne peut s’empêcher de glousser.
- Lionel, ne soyez pas irrespectueux ! - Se plaint Lancelot, qui aime bien quand ses discours sont pris au sérieux. Maintenant le cadet prends la défénse de son frère, et puis quoi encore ?
- Non mais, mon cousin, vous voyez Bohort devenir chevalier, pour vrai ?
Bohort soupire. Il levé les yeux au ciel et parle enfin.
- C’est quand même un peu vrai. Je devrais peut-être faire mes classes, je n’y échapperais pas connaissant mon père mais je vais pas briller.
Son cousin a un petit rire de résignation.
- Mais alors, pourquoi vous boudez depuis deux semaine et vous ne m’adressez la moindre parole?
Lionel sait que Bohort parle très bien le grec et Lancelot est un futur héros mais il ce demande s’il sont pas totalement des cons ces deux là.
-Bah, il se planque pour chouiner parce que vous partez, non ? Et vous nous avez rien dit !
Le silence dure, une deux secondes. Après, Bohort se met a respirer profondément pour ne pas sangloter.
- Vous pensez bien que l’épée de mon père est le dernier de mes soucis. Mais quand vous partirez qu’est ce que je vais devenir. Vous savez bien qu’ici je ne suis trop apprécie et vous me manquerez rudement. Je vous en veux de m’abandonner et je ne voulais pas vous distraire le futur Alexandre avec mes « lamentation de Marie Madeleine » comme dirait père.
Là son cousin pleure. C’est loin d’être la première fois qu’il voit Bohort pleurer mais cette fois c’est différent il ne peut s’empêcher de le serrer dans les bras. Lancelot pense des fois quand il marche en forêt qu’il pourrait partir loin et disparaître dans le brouillard et la vie de son oncle redeviendrait la même. Des fois il se demande s’il est dans cette maison uniquement que par charité chrétienne. Tout le monde sait que ses oncles l’adorent qu’ils ont jamais fait de différence entre lui et leur enfants et cependant des fois quand il commet la moindre faute il lui semble qu’ils l’accueillent par devoir.
L’amour de ces cousins il en doute pas. Il le sait parce qu’ils le connaissent vraiment il l’on vu attaquer un arbre frustré de ne pas déclamer le grec aussi bien que Bohort, ils ont vu ces larmes quand il sent des souvenirs dont il ne se rappelle pas, ils le défendent toujours quand les autres garçon parlent des filles et lui est silencieux. Bohort doit pleurer un bon coup et Lionel aussi s’y met, même lui verse quelques larmes.
Sa tante arrive finalement, sûrement en manque de sommeil.
- Après, mes chéris, je sais que c’est difficile mais l’Armorique c’est trois jours de cheval, grand maximum.
***
Si un jour Bohort avait le projet d’impressionner son père, c’est peine perdue après l’adoubement de son cousin. C’est heureux, car il n’avait nullement ce projet là. Par contre il lui tarde de voir son cousin après plusieurs mois.
Lancelot était en mission dans l’île de Bretagne. Même en tant qu’écuyer s’était distingué pendant la guerre contre les vikings et allait être adoubé avec les autres écuyers plus agêes par le roi Hoel le jour de Pentecôte.
Tôt le matin, ils avaient été réunis dans une grande clairière. Les jeunes écuyers avait passé la nuit à prier et c’est les yeux un peu rouges de sommeil, dans une tunique blanche que Lancelot approche. Ces cheveux un peu longs, Bohort constate avec joie. Ils attendait qu’il viennent les saluer, père, avait apporter son épée pour lui remettre. Quand il approcha, Lancelot avait déjà une épée à la main. Dans le pommeau, des runes montraient son l’origine viking. Cela le fait froid au dos, à Bohort, de penser que Lancelot a pris l’arme d’un ennemi. Il se demande si Lancelot a eu peur, quand il affronte l’ennemi, lui ne pourrait pas.
Quand son père voulu lui tendre l’arme enroule dans une toile son cousin nia de la tête. Il lui tendit l’épée viking.
- Gardez-là mon oncle. Vous en aurez besoin. - Son père à un moment de surprise.
Lancelot, comme le Chevalier Blanc qu’ils inventaient dans leur enfance s’est agenouillé à même le sol. La tête baissée.
- Mon oncle, je ne saurait être armé par un autre que vous. J’ai parlé au roi Hoel et il à consenti, je lui ait dit que je vous doit tout.
Le silence est solennel. Et de bien courte durée.
- Oh, le lèche-bottes ! - Lionel ne peut pas se retenir. Il est devenu assez insolent pendant l’adolescence mais Son petit frère à toujours été beaucoup plus impulsif. Mais pas dépourvu de raison. C’est un coup de théâtre, pour le moins inattendu. Il doit convenir.
Ils s’attendent bien à que père leur donne une bonne correction mais il prends une grande aspiration.
- Mon époux, vous pleurez ?
Bohort à vu son père pleurer seulement un fois, quand Lionel est tombé d’un arbre et il ne s’est réveille que six heures après. Mais cette fois c’est de joie. Enfin un héritier digne. Ils ont de la chance que leur cousin souhaite être chevalier errant parce que s’il voulait être châtelain son père lui laisserait toutes leur terres.
Il profite pour regarder son cousin, agenouillé, les épaules droites, il remarque le sourire satisfait dans aux lèvres. On critique beaucoup Bohort pour ces petites pièces de théâtre avec les valets et ces décorations de fleurs dans les panier de fruits et les chèvres mais son cousin, mais quand il vivaient ensemble Lancelot l’aidait parfois et lui donnait toujours des bons conseil. Son cousin aussi aime un scène, mais il aime être l’acteur principal. Leur yeux se croisent un instant et Bohort lui adresse un sourire encourageant.
- Père…
- J’en suis remis. N’ayez crainte.
Un adoubement est toujours émouvant et celui-ci, on en parlerait pendant longtemps. Une fière page dans le livre de Gloire que son cousin projette pour son existence.
Lancelot à parfaitement préparé son discours en effet.
« Moi, Lancelot, fils du roi Ban de Benoic, écuyer de la cour d’Armorique, demande serment au Seigneur Bohort de Gaunes, je jure fidélité jusqu’à ma mort, de défendre pauvre et opprimés... »
Quand son père lui touche les épaules avec sa propre épée tous les présent regardent la scène et quand Lancelot se relevé, il est dans la bouche de tous. Son petit sourire satisfait ne le quitte pas. Il est finalement le Chevalier Blanc.
Son air de chat satisfait ne le quitte pas même après la cérémonie quand ils boivent du vin dans une des grandes tables.
- Bon, quels sont les projets oh, Chevalier Blanc. - Demande Lionel.
Lancelot semble satisfait avec le surnom. C’est ironique dans la bouche de son cousin, mais il s’y accommode bien.
- Je pars en tournois dans l’île de Bretagne, pour prouver ma valeur et faire connaître mon nom.
- Je crois pas non.- Répondit Lionel. - Vous retournez à Gaunes, avec nous.
Bohort, sourit à son tour, il sent ses jouer rougir un peu mais c’est le moment.
- C’est exact cousin… ma chère Berlewen à accepté de m’épouser dans un an. Nous allons fêter nos fiançailles. Vous serez des nôtres !
Son cousin ne dit rien et un moment il devient sérieux, semble considérer. Bohort sait que peut-être il préférera aller chercher gloire et justice. Peut-être aussi le château de feu son père dont il avait décrit longuement les ruines dans ces lettre. Mais il insisterait, il pense avoir encore assez d’influence sur son cousin pour le convaincre. C’est plus que son cousin, c’est son frère, et Bohort sait qu’il n’est pas bon de laisser Lancelot toujours seul avec ses pensées. Il pourra parcourir tout les chemins de Bretagne après avoir vu un peu sa famille. Si à l’age de douze ans Bohort à réussi à lui faire représenter devant amis et valets une allégorie du printemps, il pourra faire plier ce Chevalier Blanc.
Il n’as pas besoin d’intriguer car son cousin retrouve le sourire. Il est un jeune chevalier, dix-huit ans à peine, deux ans avant la coutume par sa bravoure. Bohort sera un jeune marié, il connaît Berlwen depuis l’age de six ans, et si les garçon se moquaient de lui parcequ’il qui aimaient partager jeux et danses avec les fillettes, ils ne devrait pas être surpris que celle qui à été son amie et confidente depuis l’enfance devienne son épouse.
- J’irais à vos fiançailles et dans une année à votre mariage. Je vous en fait la promesse.
***
Il ne voit sa famille que le deuxième jour des fiançailles du roi. La beauté de la reine l’à terrassée et il croit à une confusion de son esprit quand il entend Bohort de Gaunes, Le Jeune est appelée parmi ceux qui seront adoubés par le roi Arthur. Il ne pensait pas le trouver ici mais n’as pas le temps de se demander quand est ce que tout cela est arrivée ou pourquoi il porte des habits et une coupe encore plus extravagante que d’habitude.
Son cousin est bien là, et si Lancelot est ravi de retrouver son oncle et tante il aurait préféré voir seul son cousin, il doit se confier à quelqu’un de son amour total, fulgurant, interdit. Il mourra sinon. Il est très facile de convaincre son oncle que Bohort devrait dormir avec lui, à la belle étoile maintenant qu’il est chevalier.
Bohort râle moins de ce qu’il espérait, il veut lui se confier lui aussi il le sent. Mais il ose pas pour le moment et Lancelot n’ose pas parler de son propre secret. Ils parlent de banalités, Bohort lui dit qu’il à encore peur de la forêt, mais moins avec lui.
- En tout cas je suis enchanté de faire partie des chevalier du Roi Arthur et de vous retrouver. Ensemble, nous prêterons main forte à notre bon roi.
Lancelot pourra acquiescer mais il est encore trop perdu dans le souvenir de la peau blanche et les cheveux blond foncé de la reine.
- Votre roi. - Il ne peut s’en empêcher de corriger.
- Vous voulez dire ?
- C’est votre roi, le roi Arthur. C’est vous, cousin, qui avez été adoubé de sa main et lui avez prête serment.
- Pourtant, je vous ai bien vu vous agenouiller…
C’est peut-être un peu tôt pour la trahison, mais le doute ne le quitte pas, il ne aurait dire pourquoi, Arthur semble compétent, mais avec son ami romain et ces stratégies il ne le connaît pas encore assez. C’est l’élu des Dieux et il à la chance d’avoir la plus belle femme au monde. Lancelot sent ne pointe de jalousie, il y a pas de mal à la sentir, il peut surpasser ce sentiment.
- Bohort, vous savez pourquoi j’ai demandé à votre père de m’adouber ? En plus de la reconnaissance que je lui porte, cela va sans dire.
Bohort nie et quand il bouge la tête sa coupe oscille de façon assez comique. Ils ne se voient pas depuis des mois et pourtant c’est encore son frère, son confident, il le trahira pas.
- Parce que le roi Hoel n’était pas digne. Il à été un bon chevalier dans la jeunesse mais je ne l’ai trouvé ni vaillant, ni juste. Il était plutôt dans le genre vieux con. Je voulais prêter serment a votre père, protéger notre famille, je ne veux pas d’autres attaches. J’ai promis, mon respect de chevalier au roi, mais ma première promesse est celle d’agir noblement. J’en ai fait vœux. Pour avoir toute ma dévotion votre roi va devoir faire des efforts.
- Quand vous vous ferez un avis sur le roi, vous me le direz ?
Le zèle de son cousin lui fait un peu peur, Lancelot est un vrai chevalier, il pensait qu’un roi élu des Dieux le suffirait mais pas tout de suite. Il à bien de la chance d’être son cousin et confident, sinon il ne sait pas s’il trouverait grâce a ses yeux.
- Vous serez le premier à savoir mon cousin, n’ayez crainte.
