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Le plus beau Noël

Summary:

Eddie et Buck prennent enfin leur décision. Ils apprennent à se connaître dans l'intimité de leur couple, mais tout n'est-il pas déjà évident entre eux ? Tout cela grâce à un simple bonbon...

🍋 Annonce des chapitres avec des scenes un peu plus explicites mais vous savez 😅

Notes:

Je ne possède pas les droits sur 9-1-1 mais cette histoire est une oeuvre originale, merci donc de ne pas la republier ailleurs sans mon autorisation.
J'espère que vous apprécierez :)

(See the end of the work for more notes.)

Chapter 1: Sweet Candy Cane

Chapter Text

Eddie n’aimait pas noël.

Mais vraiment pas. 

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, cette fête n’avait toujours été qu’une grande déception pour lui. Il n’arrivait pas à ressentir cette excitation qui semblait contaminer tout le monde autour de lui.

Alors, bien sûr il donnait le change, pour Christopher, son fils. Il faisait en sorte que tout soit parfait pour voir ses yeux s’illuminer de bonheur mais lui, il se sentait morose.

Et puis, c’était à cette période que Shannon était revenue dans la vie de son fils, dans sa vie, juste avant de mourir. Il avait décrété qu’il détestait vraiment noël.

Cette fête ce n’était pas pour lui.

Depuis presque une année, il n’avait laissé personne l’approcher, ni sentimentalement, ni sexuellement. Il se contentait de ses amis, de sa famille. Il n’était clairement pas prêt à laisser quelqu’un entrer intimement dans sa vie. Il aurait bien trop l’impression de trahir Shannon, en laissant une inconnue prendre sa place.

Un inconnu aussi d’ailleurs.

Eddie s’était découvert une certaine attirance pour les hommes après que Shannon les ait abandonnés la première fois. Il n’en était pas très fier mais il se souvenait avoir plus d’une fois couché avec des mecs dans les chiottes d’un bar ou à l’arrière de leur caisse. Il s’était toujours interdit de les ramener chez lui et de faire ça sous les yeux de son fils.

Cette partie de sa vie, c’était son jardin secret.

C’était aussi ce qui avait motivé son rapprochement avec Buck au début. Buck semblait le détester avec force alors il s’était dit que, quitte à se faire détester, il préférait prendre le dessus.

Et puis, Buck semblait être un hétéro pur jus et Eddie trouvait excitant de tenter de coucher avec lui, pour le challenge, pour le jeu.

Mais Buck était devenu un ami si vite qu’il avait laissé cette idée disparaitre et n’y avait plus jamais repensé. Il avait trop besoin de lui aujourd’hui pour le laisser s’enfuir loin de lui, loin d’eux.

Il lissa son uniforme et sortit du vestiaire.

– Salut Eddie, lâcha Hen.

– Salut Hen, lui sourit-il en la suivant dans l’escalier. Quoi de neuf ?

– Denny est en train de faire sa liste de noël. J’ai l’impression qu’il ne se rend pas compte du prix que ça coûte tout ça.

– Ne m’en parle pas. Christopher m’a donné la sienne et je vais être dans le rouge.

– Il va falloir sélectionner.

– J’en suis tout bonnement incapable, admit-il. Je suis un putain de pigeon complètement plumé par cette fête commerciale.

– Oh allez Eddie, c’est noël, lui lâcha-t-elle avec un sourire, en grimpant les dernières marches.

Eddie se figea sur la dernière marche.

Il dû se maintenir à la rampe de l’escalier. 

Pourtant, tout semblait normal dans la scène qu’il avait sous les yeux. Un Bobby aux fourneaux, une Hen s’empressant de chambrer Chimney et un Buck en train de manger.

Rectification, un Buck en train de sucer langoureusement un sucre d’orge en forme de canne de noël et Eddie en avait des sueurs froides.

Se rendait-il compte de ce qu’il était en train de faire ?

Bien sûr que non.

C’était Buck après tout. 

Il faisait des choses stupides sans y penser. 

Eddie lui y pensait. 

Tout le temps. 

Et voir ce bonbon glisser entre les lèvres de son ami encore et encore, raviva un désir qu’il pensait pourtant disparu.

Il ne pourrait plus jamais oublier cette image, ni les lèvres si sexy de son ami et il se sentit bientôt à l’étroit dans son pantalon.

Ça, il allait le lui payer.

---

Buck adorait noël.

C’était son jour préféré dans l’année. Il aimait l’ambiance festive, les couleurs, les odeurs, les rires. Les gens paraissaient plus enjoués et moins agressifs que le reste de l’année.

C’était reposant.

Il avait toujours aimé cette période de l’année. Il se sentait euphorique à chaque fois, même si la morosité le rattraperait bien vite. Chaque année, il acceptait les invitations de Bobby et Athena ou de Maddie et Chimney. Il avait cette chance de ne pas passer les fêtes tout seul, comme l’idiot célibataire qu’il était.

Il fouina dans la corbeille à bonbons du bout du doigt à la recherche de sa friandise préférée. Bobby en avait forcément mit quelques-uns. 

Il le connaissait maintenant.

Il savait à quel point il en était friand.

– Alors ? lui demanda soudain Chimney. Tes projets ?

– Mes projets ? s’étonna-t-il.

– Pour noël, insista-t-il. Maddie m’a dit que tu ne lui avais pas encore confirmé si tu serais là. Et vu que Bobby ne sera pas là cette année, je me dis que tu attends une autre opportunité.

Buck se mordilla la lèvre, comme pris en faute.

Puis, il dénicha sa sucrerie préféré et commença à la déballer. Il vit du coin de l’œil Chimney croiser les bras sur sa poitrine dans l’attente d’une réponse.

– D’accord, lâcha-t-il. J’attends seulement d’être sûr.

– Sûr de quoi ? Attends, tu as l’intention de passer noël avec quelqu’un en particulier ?

Oui avec les deux hommes les plus importants dans son cœur. Enfin, si Eddie l’invitait bien sûr. Buck en pinçait pour lui depuis le premier jour et il avait eu un mal fou à le tenir à distance. Puis Eddie était devenu son ami et il avait dû prendre sur lui, passer à autre chose. 

Il y parvenait, plus ou moins bien.

– Quelqu’un de très particulier, confirma-t-il. J’aimerais juste y être invité.

– Invite-la toi-même cette fille. Buck, si ça se trouve, elle n’attend que ça.

Pour seule réponse, Buck colla son sucre d’orge entre ses lèvres.

Il aimait le réconfort que lui apportait cette sucrerie. Chimney dû se rendre compte que ça ne servait à rien d’attendre une réponse car il lâcha l’affaire avant d’être chambrer par Hen qui venait d’arriver.

Il les regardait, amusé, en se régalant avec sa friandise, avant de se rendre compte qu’Eddie s’était placé à ses côtés. Il se raidit lorsqu’il croisa ses prunelles d’un noir d’encre et ne put s’empêcher de déglutir.

Eddie était en colère et il chercha à toute vitesse dans son esprit ce qu’il avait bien pu faire de mal pour mériter ce regard assassin.

– Eddie ? souffla-t-il.

– On doit parler, gronda Eddie à voix basse. Tout de suite.

Buck le regarda se diriger vers le dortoir et le suivit sans discuter.

Eddie semblait hors de lui.

Bon sang, cette fête de noël ne s’annonçait pas si bien que ça. Eddie le laissa passer la porte et la referma derrière lui avant de la verrouiller.

Ok, il avait clairement merdé.

– Eddie, je m’excuse, lâcha-t-il. Je ne sais pas ce que j’ai fait mais je suis désolé. Et aussi de ne pas me souvenir de ce que j’ai fait.

– Ce que tu as fait ? répéta Eddie. Est-ce que tu as la moindre idée depuis combien de temps je n’ai pas fait l’amour ?

Buck aurait pu être déstabilisé par la question si Eddie ne s’était pas avancé vers lui, le regard noir. Buck avait reculé jusqu’à se retrouver assis sur l’un des lits de camp du dortoir.

– Je..., bégaya-t-il

Buck voulu baisser les yeux par réflexe mais son regard s’attarda sur l’entrejambe d’Eddie qui semblait avoir une belle érection. Ce qui le fit immédiatement réagir et il releva le regard vers lui juste à temps pour le voir le mater précisément à cet endroit là en se léchant les lèvres.

– Quoi ? souffla-t-il malgré lui, complètement incrédule.

Est-ce qu’Eddie était vraiment en train de lui reluquer les partie intimes, en étant lui même en pleine érection? 

Attends! Il avait dit quoi?

Eddie récupéra sa main qui tenait toujours le bonbon, l’emprisonnant entre les siennes et l’approcha de ses lèvres, en ne quittant pas ses yeux des siens. Il fit glisser la tige de la friandise entre ses lèvres avec une lenteur désespérante.

Buck sentit sa respiration s’accélérer et sa gorge s’assécher.

Il se passa la langue sur les lèvres en un réflexe d’anticipation. Il entendit un faible gémissement résonner dans la pièce et le sourire d’Eddie lui confirma qu’il en était bien l’auteur.

– C’est exactement la réaction que j’ai eu, murmura-t-il d’une voix rauque. Quand je t’ai vu faire exactement la même chose, il y a cinq minutes.

– Sauf que là tu m’excites, Eddie, plaida-t-il. Et ce n’est pas cool parce que maintenant, je vais avoir envie de toi toute la journée.

Est-ce qu’il avait vraiment dit ça à voix haute ?

– Et est-ce que c’est déjà arrivé ? s’enquit-il en laissant sa langue s’enrouler autour de ses doigts collant de sucre. Que tu aies envie de moi ?

– Oui, avoua-t-il en soufflant. J’ai envie de toi tout le temps.

– Nous allons devoir avoir une conversation très sérieuse toi et moi.

– Ça ne sera pas nécessaire, le rassura-t-il. Je me contenterai de ton amitié.

Il cessa de respirer quand Eddie se pencha sur lui.

– Je ne te conseille pas d’essayer de te défiler, murmura-t-il. Car un sucre d’orge c’est facile mais j’ai très envie de voir comment tu te débrouilleras avec mon sexe dans la bouche.

Et Buck ferma les yeux en gémissant.

Oui, il en avait envie. Tellement envie et jamais il n’aurait pu imaginer que son fantasme puisse devenir réalité. Mais est-ce qu’Eddie était vraiment sérieux ? Est-ce qu’il ne se moquait pas de lui ?

Ça serait pousser un peu loin la plaisanterie quand même.

– Sauf si tu n’en as pas envie, l’asticota-t-il.

– Si tu es sérieux, haleta-t-il. Dis-moi juste où et quand.

– Demain, après le service. Chez moi.

– Il y aura Christopher, lui rappela-t-il.

– Il va te falloir être très discret alors, mais je crois que tu sais qu’on ne parle pas la bouche pleine, lui sourit-il avant de se détacher de lui. Oh, et fais toi beau, d’accord ? Après tout, il s’agit un peu d’un premier rendez-vous.

Buck le regarda disparaitre hébété par ce qui venait de se passer.

Un rendez-vous.

Il avait un rendez-vous amoureux avec Eddie. Un rendez-vous que son partenaire comptait bien terminer par une séance de sexe.

Buck déglutit difficilement.

Il allait faire en sorte que tout se passe bien et que ça dure aussi longtemps que possible entre eux.

Il était sa chance d’être heureux.

---

Eddie s’adossa à la porte dès qu’elle fut refermée.

Il avait osé faire des avances à son meilleur ami mais chose tout à fait improbable Buck y avait répondu avec empressement. Il allait devoir faire attention à ce que cette relation ne se termine pas en plan cul.

Il respectait bien trop Buck pour ça.

Il ignorait s’il était prêt à avoir une vraie relation mais Buck n’était pas un inconnu, il était déjà installé dans sa vie, dans celle de son fils et il avait toujours envie de lui. 

Il n’avait jamais cessé d’avoir envie de lui. Et par miracle cela semblait être réciproque. Il allait faire en sorte que tout se passe bien.

Il était sa chance d’être heureux.

 

À suivre...