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Language:
Français
Series:
Part 38 of Nuits du FoF , Part 1 of De la lumière verse
Stats:
Published:
2020-09-01
Updated:
2026-03-09
Words:
461,249
Chapters:
177/190
Comments:
1,023
Kudos:
63
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11
Hits:
5,054

De la lumière.

Chapter 143: Le cauchemar continue.

Notes:

(See the end of the chapter for notes.)

Chapter Text

«Qu'est-ce que tu veux Pan? S'écria aussitôt le pirate avec méfiance, avant d'aussitôt le regretter quelques secondes plus tard.

Il aurait dû feindre l'ignorance, se faire passer pour amnésique, lui faire croire qu'il était maudit, comme tous les autres (parce qu'il ne pouvait pas en être autrement, si l'immortel était là, si triomphant, alors c'est qu'il avait gagné et qu'il n'y avait plus d'espoir), ne pas répondre à un nom qui n'était plus le sien (il ne savait pas de quel nom il s'agissait, il ne s'en souvenait pas assez bien) ni employer celui que son ennemi ne portait sans doute plus non plus.

Parce qu'ils étaient dans le monde sans magie maintenant, et personne ne s'y appelait Peter Pan aux dernières nouvelles.

En voyant le sourire du nouveau maître de Storybrooke s'élargir, il sut aussitôt qu'il avait fait une erreur.

- Oh. Voilà qui est intéressant. Je m'en doutais mais je n'en étais pas vraiment sûr.

Le brun sentit un désagréable frisson d'horreur le traverser, il n'avait aucune idée de ce dont il était en train de parler mais il avait en revanche une certitude.

Ça ne lui plairait pas.

- Quoi? Demanda-t-il, se demandant s'il pourrait peut-être le bousculer pour ensuite sortir de la pièce avant de rapidement abandonner l'idée.

Peut-être aurait-il pu, il était sans doute plus fort que lui physiquement, même si ça ne pouvait marcher que s'il n'y avait pas de magie à Storybrooke, comme durant la première malédiction, mais ça il n'en savait rien, et surtout, il ne savait pas combien de pièces et de portes il devrait franchir avant de pouvoir sortir, combien de gens il risquait de croiser, il se ravisa donc.

Surtout, il ne savait pas si ça changerait réellement grand-chose, si ça ferait une différence et si Peter Pan n'avait pas fermé la porte derrière lui, c'était probablement parce qu'il avait déjà conscience de tout ça.

Et de toute façon, à quoi bon fuir s'il ne comprenait absolument rien à ce qu'il se passait?

Même si son interlocuteur n'allait rien faire d'autre que le railler et peut-être lui mentir, il était aussi le seul à pouvoir lui apprendre ce qu'il était advenu de Storybrooke.

Et même s'il savait d'avance qu'il y aurait des choses qu'il n'aurait définitivement pas envie d'entendre, Killian se prépara à les écouter.

- Tout simplement que, contrairement à tous les autres, tu n'avais pas perdu la mémoire.

Il fronça les sourcils.

- Comment est-ce que tu l'as su?

Pour ce qu'il en savait, la malédiction venait à peine d'être lancée, ou du moins c'était arrivé quelques heures plus tôt, si jamais il avait dormi durant plus d'une journée entière, il ne s'était encore rien passé pour le moment qui aurait pu le lui faire croire.

Il n'avait littéralement rien fait depuis qu'il avait repris conscience, à part se poser bien trop de questions auxquelles il n'avait aucune réponse.

- C'est moi qui ai lancé la malédiction, tu te rappelles? Ici et maintenant c'est moi qui ai le contrôle, pas Regina.

Oh je ne le sais que trop bien, songea le capitaine Crochet avec amertume.

Ils avaient failli gagner pourtant, ils auraient , ils s'étaient tous battus pour ça, jusqu'au bout et pourtant ça n'avait même pas été suffisant.

Il sentit un affreux pressentiment l'envahir.

- Est-ce que tu l'as fait exprès?

Il ne savait pas s'il en était capable, il n'était pas un sorcier, il ne connaissait rien en magie, il ne savait pas grand-chose sur le Sort noir non plus, mais si jamais c'était le cas, s'il pouvait le faire et qu'il l'avait fait par jeu, par simple cruauté, ça…

Ça ne l'étonnait absolument pas en vérité.

Se souvenir et savoir qu'on ne pouvait rien y changer, qu'on avait perdu forcément quoi qu'il arrive, qu'on était seul au monde, il n'y avait sans doute pas de pire sensation au monde.

Peter Pan secoua la tête.

- Non. En vérité je n'y ai même pas songé, et je n'ai pas non plus à le faire, mais je dois avouer que ça m'amuse. C'est une distraction plutôt plaisante et assez bienvenue, je dois l'avouer.

Arrête de faire ça, aurait voulu lui hurler Killian, arrête d'agir comme si nos vies n'étaient qu'un jeu, comme si elles n'avaient pas la moindre importance, comme si elles n'avaient aucune valeur.

Comme si tout ce qui comptait c'était toi et tes foutues ambitions mégalomaniaques.

- La malédiction a fait cela d'elle-même, poursuivit-il, comme si elle avait voulu que je continue à me divertir grâce à vous tous, ou comme si… comme si c'était un impératif quand on lance le Sort noir. Peut-être que le prix à payer pour qu'un sort noir soit effectif c'est le fait que quelqu'un se rappelle malgré tout, malgré l'oubli général. Après tout, c'est bien ce qui est arrivé la dernière fois avec Jefferson.

Jefferson.

Le chapelier fou, se rappela-t-il, il en avait un peu entendu parler, mais en dehors du fait que tout comme lui il était passé par le Pays des merveilles (il y était juste resté plus longtemps que lui), il ne savait pas beaucoup de choses à son sujet.

Il ne demanda pas non plus à Peter Pan comment il savait ce qu'il savait, parce que c'était Peter Pan, et il leur avait déjà démontré par le passé qu'il savait tout, ou presque.

Il haussa un sourcil perplexe.

- Comment cela?

- Jefferson a vécu la dernière malédiction en étant séparé de sa fille et il a vécu durant vingt-huit longues années avec deux vies dans la tête, la vraie et la fausse. Pendant tout ce temps, il s'est souvenu de qui il était et de ce qu'il avait perdu. Tout comme toi.

Killian Jones blêmit aussitôt et son cœur se serra.

Non.

Il ne pouvait pas endurer la même chose, il ne voulait avoir l'esprit déchiré entre deux réalités, entre deux vies, entre deux versions de l'histoire, et pourtant il sentait déjà malgré lui les faux souvenirs commencer à l'envahir de plus en plus sans qu'il ne puisse rien y faire et seigneur dieu, il ne savait pas depuis quand il s'était senti aussi impuissant.

Au moins sur l'île, quand ils étaient encore coincés au Pays Imaginaire, ils avaient encore une chance de s'en sortir, de gagner, ils avaient la magie de leur côté, mais maintenant…

Maintenant ils n'étaient plus eux-mêmes, Peter Pan leur avait tout pris et Killian ne pouvait rien y faire, parce qu'il n'était pas un sorcier et parce que rien de ce qu'il aurait pu tenter n'aurait servi à quoi que ce soit.

C'était sans doute pour ça que la malédiction l'avait choisi lui au lieu de n'importe qui d'autre.

Parce qu'il était complètement inoffensif.

Parce qu'il ne pouvait rien faire contre Peter Pan, surtout si ce dernier avait toujours sa magie et…

Est-ce que c'était toujours le cas?

Sans doute que non, d'après les bribes de souvenirs qui affleuraient à la surface dans son esprit, lui-même était supposé être James Rogers, il avait toujours vécu à Storybrooke, depuis sa naissance, et jamais la magie n'avait été perçue comme autre chose qu'une invention provenant des contes de fées ou des romans de fantasy.

- Je suppose que la magie n'existe plus désormais.

En dehors du sort de protection autour de la ville, évidemment, le sorcier ne voulait pas que quelqu'un puisse quitter Storybrooke ou y entrer et briser son merveilleux cauchemar en mille morceaux.

D'une certaine manière, ça les aurait sans doute arrangés, après tout, si celui qui les enfermait dans une prison temporelle éternelle ne pouvait plus utiliser la magie et être aussi puissant qu'avant, peut-être que Killian pourrait enfin le tuer, peut-être qu'il n'était plus invulnérable ni même immortel.

Peut-être qu'une fois mort, il ne serait plus un obstacle face à ses efforts pour briser la malédiction, peut-être qu'il y avait un moyen d'y arriver, peut-être qu'il pouvait…

Peter Pan continua de lui sourire avec le même air arrogant qu'il arborait en permanence.

Et en une seule phrase, il brisa instantanément tous ses espoirs à ce sujet.

- Pas officiellement du moins.

Le pirate sentit son cœur tomber telle une pierre dans son estomac et sa gorge se noua.

Il eut le bref espoir que son ennemi soit en train de lui mentir, puis Pan fit apparaître une boule de feu dans ses mains et tout s'écroula une fois de plus.

- Je vois.

Il sentit son cerveau réfléchir à toute vitesse, tenter de trouver une solution, quelque chose et si la magie était toujours présente à Storybrooke, est-ce que ça voulait dire que…

Les fées, Regina, Emma, le Ténébreux, ils pouvaient toujours s'en servir en théorie, pas vrai?

Ils étaient tous moins puissants que lui, mais s'ils retrouvaient leurs pouvoirs, parvenaient à les utiliser, sans doute douteraient-ils, croiraient-ils en la malédiction, voire retrouveraient leurs souvenirs.

Tout n'était pas perdu, il avait encore une chance d'arranger les choses.

Mais alors dans ce cas-là, s'il avait raison, pourquoi Peter Pan continuait-il de sourire comme s'il contrôlait absolument tout et que son pouvoir était sans limites?

- Si tu penses pouvoir compter sur mon fils, la Sauveuse, la méchante reine ou une des fées pour te sortir de là alors tu te trompes lourdement capitaine. C'est moi qui contrôle tout dans cette ville, tu te rappelles? Ça inclut la magie. Et tu peux me croire, même s'ils possèdent tous encore leurs pouvoirs, aucun d'eux ne pourra s'en resservir, leur propre esprit les en empêchera, et ce même si tu fais tout pour les convaincre de l'existence de la magie ou de la malédiction. Après tout, la magie n'existe pas et n'a jamais existé, pas vrai?

Évidemment.

Ce salopard avait tout prévu, comme toujours, et pendant quelques secondes, il n'arriva plus à respirer.

Puis il tenta de se calmer et déclara d'une voix qu'il espérait assurée:

- Je ne suis pas sûr de te croire entièrement à ce sujet. Je ne peux pas être convaincu que tout aussi puissant sorcier que tu sois, tu ais réussi à briser les pouvoirs du Ténébreux en personne.

L'immortel se contenta de hausser les épaules et il ne savait pas quelle réponse il avait prévu mais il savait d'avance qu'elle ne lui plairait pas.

- Tu as entièrement raison en effet, approuva-t-il, pas aussi rapidement du moins, pas juste après avoir lancé la malédiction, pas après un temps d'adaptation ou en supprimant entièrement la magie en ville. Seulement, tout devient plus facile quand on est celui qui tire les ficelles.

Puis, il fit apparaître devant les yeux du petit frère de Liam Jones l'objet même qu'il avait passé tellement de temps à chercher depuis qu'il connaissait son existence, la seule et unique chose en ce monde capable de tuer le Ténébreux quand ce dernier n'était pas dans un monde dépourvu de magie.

Sa dague.

Non.

C'était encore pire que ce qu'il avait cru.

Même s'il parvenait à réveiller Regina ou Emma, voire les deux, ou les fées, même si elles retrouvaient leurs pouvoirs, ça ne changerait rien.

Parce que Rumplestiltskin était devenu la marionnette de son père, sans même le savoir, et que le pirate ne pourrait rien y faire, et qu'il était le plus puissant sorcier de la ville après Pan.

Il dût accepter l'inévitable.

Ils avaient perdu.

D'un claquement de doigt, le chef des garçons perdus fit disparaître la dague, la replaçant très probablement dans sa cachette.

- Et n'espère surtout pas pouvoir réussir à la trouver. Vois-tu Killian, contrairement à mon fils, je sais garder en lieu sûr les objets qui me sont précieux.

Le pirate sentit la nausée l'envahir.

- Est-ce que tu es venu seulement pour me dire ça? Pour me narguer et me dire à quel point j'ai échoué, perdu, que je ne pourrai rien faire pour te vaincre?

- Je pourrais oui. Ce serait suffisant non? De te prouver une fois de plus que moi, Peter Pan, je n'échoue jamais.

Pour la toute première fois, Killian réalisa avec horreur et effroi qu'il le croyait.

Il avait causé la mort de son grand frère, il avait fait souffrir Baelfire pendant une éternité, il avait enlevé Henry, il avait failli le tuer, et maintenant ça?

Quand seraient-ils enfin délivrés de lui?

Sans doute jamais, et c'était probablement ça le pire dans cette histoire.

- Si ce n'est pas que pour ça, alors dans ce cas… pourquoi?

- Pour te dire que tu étais libre.

Killian le regarda avec incrédulité et suspicion.

- Quoi?

- Tu peux partir, tu peux t'en aller. Après tout, te regarder te débattre et tenter en vain d'arranger les choses sera bien plus drôle que de te regarder te morfondre parce que tu ne peux rien faire pour sauver qui que ce soit. Ça ne changera absolument pas quand tu seras dehors, mais tu peux toujours essayer. Je ne te retiens pas. Je t'ai enfermé là où Belle se trouvait durant la première malédiction, j'ai pensé que ça pourrait être un parallèle drôle.

- Où est-ce que je suis exactement?

- Dans l'asile psychiatrique de l'hôpital de Storybrooke.

Oh.

Il commençait à se souvenir maintenant.

Bien évidemment, vu les circonstances, il avait encore moins de chance qu'on l'écoute, si jamais il en avait eu une tout court avant…

- Je suis enfermé et personne n'y trouve à y redire, alors dans ce cas-là… pourquoi me laisser m'en aller?

Un sourire narquois se dessina à nouveau sur le visage de Peter Pan.

- Parce que gagner est bien plus drôle quand on n'est pas le seul à le savoir.

- Je pourrais briser la malédiction, le provoqua-t-il tout en sachant que c'était parfaitement stupide, parce que Pan le laissait sortir, alors pourquoi lui donner des raisons de revenir sur sa décision?

Cette fois, il éclata tout bonnement de rire.

- Oui, tu pourrais. Bonne chance pour ça, il faudrait encore que tu puisses le faire grâce à un baiser d'amour véritable et puisque Neal te déteste à nouveau dans cette vie, ça ne risque pas d'arriver. Bonne chance capitaine, mais je ne m'inquiète sincèrement pas à ce sujet.»

Le pirate ne se souvenait pas encore de pourquoi Baelfire le haïssait sous cette malédiction, et il n'avait vraiment pas envie de s'en rappeler.

Quand il quitta l'hôpital, il ne se sentit aucunement libre.

Seulement plus perdu et désespéré que jamais.

A suivre

Notes:

Titre du 05/05/2025 : Le cauchemar continue

Vierge : Killian Jones (OUAT)

26 janvier 1981 – Colin O'Donoghue

Situation 1093 : A perd espoir et a raison de le faire

K : Killian Jones

Créature 38 : Sorcière

Objet magique 6: La dague du Ténébreux (OUAT)

Prénom 41 : Neal

Défi Sarah & son cerveau n247- Votre perso est un méchant

Et si 1494 : Et si… Regina n'avait pas réussi à contre-carrer la malédiction de Pan et qu'ils avaient effectivement perdu la mémoire en restant à Storybrooke (OUAT)

Quatre aspects de… Ned Stark (GOT) : Endeuillé : Écrire sur quelqu'un qui a perdu un frère / une sœur ou sur une scène dans un cimetière

137) 100 façons d'écrire du drama

44) 50 nuances de OUAT

13 défis fusionnés (titre du jour, horoscope, anniversaires de nos artistes, 1001 situations, alphabets, bestiaire fantastique, objets magiques, elles ont dit, Sarah & son cerveau, et si, quatre aspects, 100 façons, 50 nuances)